La littérature des marges
À côté de la littérature noire qui a bien su gérer l’héritage de la littérature prolétarienne sans trop le dire, il existe une autre littérature de la marge, c’est celle des clochards et des routards. Ceux-là ne se contentent pas de critiquer le travail en régime capitaliste, ils nient la nécessité même du travail et ne revendiquent pas forcément de changer la société, même s’ils la trouvent mauvaises dans ses fondements. Aux Etats-Unis cette approche littéraire a été célébrée par les beatniks, Jack Kerouac [1] , Neil Cassady, Allen Ginsberg, et quelques autres comme Charles Bukowski, à travers une poésie et une écriture qui ne se voulait pas mercantile, elle ne le restera pas, mais elle nourrira par contre une contre-culture qui deviendra importante à la fin des années soixante aux Etats-Unis, puis en Europe et passera le relais de la révolte aux jeunes générations. En France il existe quelques auteurs vivant dans la marge qui ont, autour de la célébration du Paris d’ap...