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Affichage des articles du avril, 2026

La réponse de Bolloré à la campagne contre Grasset et l’éviction de d’Olivier Nora

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J’avais dit tout le mal que je pensais de cette cabale orchestrée par l’éviction d’Olivier Nora à la tête de Grasset et des pitreries pétitionnaires qui l’ont accompagnée. Il est évidemment difficile de comprendre toute cette salade germanopratine, tout en se démarquant de Bolloré qui est pour moi un personnage assez peu admirable, et à l’opposé de mes convictions sur à peu près tous les sujets. La bataille a cependant gagné en clarté avec justement la contre-attaque de Bolloré dans le Journal du Dimanche du 19 avril 2026. Bolloré nous apprend ainsi que Olivier Nora gagnait déjà plus d’un million d’euros par an ! Entre 2024 et 2025, le salaire de celui-ci était passé de 830 000 € à 1,017 millions d’euros, alors même que le résultat net de la maison Grasset avait été divisé par deux, passant de 1,2 millions à 0,6 million, tandis que le chiffre d’affaires avait baissé, passant de 16 millions en 2024 à 12 millions d’euros en 2025. On nous apprend aussi que le salaire extravagan...

Turbulences chez Grasset

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  Le petit monde germanopratin est secoué par la démission apparemment forcée d’Olivier Nora qui était à la tête des éditions Grasset depuis un quart de siècle après avoir été à la tête de Calmann-Lévy et de Fayard. Cet épisode reflète évidemment une reprise en mains de l’équipe de Vincent Bolloré sur un ensemble très vaste qui comprend aussi Fayard qui a subi le même sort en 2022 avec l’éviction de Sophie de Closets. Et à chaque fois c’est pareil, une partie de la gent journalistique s’avance pour dire que c’est totalement scandaleux et que ça dénote une conception fasciste de l’édition. A propos de Sophie de Clostes, Le monde nous disait bêtement qu’elle était très compétente, la preuve elle avait réussi de très beaux coups, par exemple, elle avait négocié les mémoires du couple Obama ! Et encore qu’elle avait republié Mein Kampf [1]   ! Mais cependant, c’est Bolloré qui est accusé de fascisme dans l’édition. La première question qui se pose est la suivante est-ce que...

Arthur Larrue, La diagonale Alekhine, Gallimard, 2021

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    Les romanciers donnent dans cette période confuse où on confond le plus souvent documentaire, fiction et histoire romancée, dans la biographie romancée. C’est rarement bon, c’est souvent paresseux. Mais c’est encouragé par les éditeurs qui pensent trouver là des thématiques faciles et qui parlent aux lecteurs. Arthur Larrue qui semble connaitre un peu le jeu d’échecs va s’intéresser à Alexandre Alekhine, certainement un des plus grands joueurs de tous les temps. Dans la période récente il a changé le regard que les joueurs portaient sur ce jeu, ce sera son ouvrage, Deux cent parties d’échecs [1] . Pour les échecs modernes, les grands joueurs d’échecs qui ont changé la compréhension du jeu sont, Alekhine, Botvinnik et enfin Kasparov. Depuis le jeu s’est affadi, et une des raisons est qu’il est rongé à la fois par l’utilisation du numérique dans la préparation des parties, et aussi par l’argent. A l’époque d’Alekhine, les joueurs d’échecs ne gagnaient guère d’argent, fusse...

Connaissez-vous Georges Hyvernaud (1902-1983) ?

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  Georges Hyvernaud est le troisième en partant de la droite   Georges Hivernaud fait partie de cette race d’écrivains de l’entre-deux. À l’écart de la vie littéraire bourgeoise et encadrée par un système plus ou moins élastique, il s’est penché sur les petites choses de la vie, en commençant par les siennes . Extrêmement marqué par la Seconde Guerre mondiale, il a été prisonnier pendant de longs mois, et même par la Première qu’il a connu adolescent, avec une partie de sa famille victime de cette boucherie. Il venait d’un milieu pauvre, paysan et ouvrier, de la Charente, et je dirais que ça se voit dans la manière non académique d’écrire. Il avait fait pourtant des bonnes études et pour gagner sa vie il exercera comme instituteur puis comme formateur de ces mêmes instituteurs. Il exerçait un des rares métiers intellectuels admirés par Jean Giono parce qu’il ouvrait les esprits en apprenant à lire sans pour autant les endoctriner comme peut le faire l’enseignement secondai...