Boualem Sansal, La légende, Grasset 2026.
Il est assez difficile de comprendre ce que représente ce livre. C’est un peu comme s’il y avait en fait deux Sansal, le premier est l’écrivain persécuté par un pouvoir complètement archaïque et débile qui l’a pris en otage et de l’autre un écrivain dont les qualités d’écriture ne sont pas exceptionnelles. Le premier bien entendu doit être soutenu jusqu’au bout, envers et contre tout, et les réserves de la canaille mélenchoniste à son endroit doivent être balayées. On peut avancer à ces imbéciles que quelles que soient les critiques qu’on peut faire aux positions politiques de Sansal cela n’est qu’une manière de se ranger derrière la réaction stupide d’un tyran. Et puis il y a donc l’écrivain. On peut discuter de son style à l’infini, cela ne changera rien au fait qu’il est légitime de publier son expérience malheureuse de la prison algérienne. Tous les crétins qui ont commencé à dire que cet ouvrage n’aurait pas dû être publié, ou alors à la rentrée, ce qui serait à l’origine ...